poney with GLASSES
une autre manière de salir le monde.


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C’est fou comme cette image en dit long sur moi…

C’est fou comme cette image en dit long sur moi…


Elle était pas mal cette année, finalement.

Elle était pas mal cette année, finalement.


Les complexes complexes.

Le miroir, cet ordure. Tu te diriges dans la salle de bain, tu gardes la tête droite en priant pour ne pas céder encore une fois, tu t’installes dans la pénombre. Quand soudain, la concentration disparaît dans la buée grandissante de la pièce. Un mouvement rotatif, et là, un drame s’engage. Te voilà nez à nez avec le toi, le toi extérieur, le toi sournois. La vision est insupportable et pourtant, tu ne peux détourner les yeux. Autour de toi et de ce miroir, tout n’est plus que flamme, les murs s’effritent et deviennent cendre sur un fond musical requiemique comme dans un mauvais remake de “Silent Hill”. Ce corps. Ce corps mutilé, où rien ne va. Ce corps pas très grand, témoin des multiples grosses prises et micro-pertes de poids, de tentatives sportives éculées détruites par le découragement. Les joues trop bouffies et pas assez sculptées. Un patapouf ideux en somme. L’oeil exagère tous tes défauts.
La haine prend d’un coup le dessus, comme un réflexe. La haine de la maîtresse de maison qui te donne trop de lipides, la haine de ton manque de volonté, la haine de la société qui te projette tous les jours à la gueule des millions de corps reflétant l’idéal, et par dessus tout, la haine des gens. La haine des amis qui t’exposent tous les jours ce à quoi tu voudrais ressembler. La haine du regard ou d’une simple réflexion des autres qui prend une dimension pharaonique à l’intérieur de toi. La haine de ceux qui te disent : “Mais non tu es très bien. Tu sais moi aussi j’ai des complexes tu vois. J’ai ce cheveux là, non pas celui là, l’autre, celui tout frisé là, tu le vois ? Et bah ce cheveu là il me complexe trop j’aime pas du tout comment il pousse je me trouve moche !”. J’aimerai vivre, ne serait-ce qu’une journée, dans la peau de quelqu’un jugé normal par la cour des apparences. Juste une journée, pour savourer l’indifférence, vivre sans me polluer l’esprit.
La nuit tombe à présent et te voilà revenu à la raison, te disant que tu peux devenir ce que tu souhaites si la volonté y est, mais hélas tu es déjà tout enfoncé dans ton oreiller, afin de tout oublier. Tout oublier durant quelques heures afin de vivre demain à nouveau, un journée complexe, avec tous tes complexes.


Perturbations.

Aujourd’hui, j’ai dit “Je t’aime”. Ce n’était pas dans un moment heureux. Ce n’était pas dans un moment de liesse, mais dans un instant de détresse. Je l’ai dit au téléphone, qui lui a répété. Les larmes coulent au bout du fil, instant troublant et destructeur. Une expression universelle, libératrice, si difficile à prononcer.
Aujourd’hui, j’ai dit “Je t’aime”, et ce n’était vraiment pas dans un moment heureux, mais il le fallait.





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